Encore un recueil de poèmes, dira-t-on! Soit
Ces chants » que nous propose Cheikhou DIONG ne sont pas un pur exercice littéraire. C'est, par le moyen de la poésie, une illustration de l'humanisme négro-africain, de la Négritude.
Les Africains qui liront ces textes se sentiront en pleines réalités de chez eux. Sont évoqués tour à tour les instruments de musique de leur pays, leurs usages et coutumes, leurs sites, leurs problèmes aussi bien historiques que philosophiques, sociaux et artistiques. A côté de ces thèmes, pourrait-on dire spécifiques, le poète en développe d'autres plus « universels » : la beauté de l'Eternel féminin, la fraternité, la solitude. Ici, précisément, la belle définition que l'Aîné des Poètes sénégalais, Léopold Sédar SENGHOR, propose, un de ses commentaires savoureux et pénétrants de l'Anthologie, trouve tout son sens. « La Négritude, c'est moins le thème que le style ; c'est cette chaleur émotionnelle qui donne vie aux mots, qui transmue la parole en Verbe ».
Monsieur DIONG est arrivé -tel doit être un poète à montrer que la poésie est affaire de langage, de style. Ces poèmes sont riches d'évocations, d'illusions, manifestent, de la part de l'auteur une sensibilité frémissante.
Sans doute, certains de ces textes sont-ils de circonstance, donc peu propres - qui sait, d'ailleurs ? -passer à la prospérité. Mais ce premier recueil donne, sur son auteur, des indications non douteuses : Monsieur DIONG a le sens du poétique, de l'art. Quand la lecture et la réflexion critique l'auront mûri, nul doute qu'il nous livre une œuvre accomplie, un chef-d'œuvre.
Je propose donc ces poèmes à la méditation de tous les jeunes qui se rendront bien compte, par eux, que les mots de poésie militante, poésie réaliste, n'ont pas grands sens. Déverser des tombereaux d'injures, proclamer un révolutionnarisme haletant dans une algèbre impénétrable, ne suffisent pas pour entrer dans la République des Lettres.
Les Lebu vivent dans la presqu'île du Cap-Vert. L'histoire nous apprend qu'ils viennent du Tekrour, dans la vallée du Sénégal mais qu'ils la quittent après pour le Cayor pour enfin s'établir sur la côte et dans le Jander.
Jusque vers 1900, ils ont opposé une vive résistance à l'Islam. Actuellement tous sont musulmans. Cependant, les vieux cultes aux ancêtres et génies subsistent, essentielle-ment entretenus par les femmes, mais qui apparaissent comme une religion d'appoint.
Le particularisme des Lebu est connu de leurs voisins. Traditionnellement pêcheurs, beaucoup d'entre eux pratiquent aujourd'hui le maraîchage dans les terres fertiles du Jander. En rapide transformation, la société Lebu maintient, cependant ses privilèges fonciers et ses traditions.
Oui ! Mère ! Oh ! Afrique, c'est l'heure !
Je sollicite à nouveau l'aide des pays africains ! La réponse est que nous, Africains, devons nous unir contre ces tentatives de colonisation de nos pays. Car le secours est entre les mains du Seigneur. Ce qui m'a le plus fait pleurer, maman ! Ce qui me fait le plus pleurer, maman ! C'est la terrible douleur que tu connais et que les Sud-Africains ont endurée !
Angola, Mozambique, Zimbabwe,
L’auteur analyse plusieurs versions du mythe fondateur du royaume du Gabou afin d’expliquer l’origine de la succession matrilinéaire chez les Nañco. Elle compare notamment les récits mettant en scène le serpent sacré Tamba Dibi, la femme ancestrale et les dynasties Sané et Mané. Le texte montre comment ces mythes justifient, sur le plan symbolique et religieux, le pouvoir politique et la transmission du trône par la lignée maternelle. Kesteloot souligne les contradictions entre tradition islamique patrilinéaire et coutumes locales plus anciennes. Elle met en relation le mythe, les pratiques rituelles (sacrifices, cultes) et l’histoire réelle du Gabou. L’étude insiste enfin sur la fonction idéologique du mythe : légitimer l’ordre social, sacraliser la royauté et expliquer l’organisation du pouvoir.
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