Cet article analyse l’œuvre de Maryse Condé sous l’angle de la quête identitaire. À travers ses romans, l’écrivaine interroge l’histoire coloniale, l’esclavage, l’exil et la condition féminine. Les personnages sont souvent en recherche de leurs origines, partagés entre Afrique, Antilles et Europe. L’écriture devient un moyen de reconstruction de soi et de réappropriation de la mémoire collective. L’auteur montre que la quête individuelle rejoint une quête culturelle plus large : comprendre son passé pour se libérer des aliénations et affirmer une identité plurielle.
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Ce texte compare deux mythes africains centrés sur la figure du serpent, symbole à la fois de chaos et de fécondité. Dans chaque récit, le serpent représente une force primitive que le héros doit affronter pour instaurer l’ordre social ou cosmique. L’auteur montre que le combat n’est pas seulement physique mais aussi symbolique : il marque le passage de la nature à la culture, de l’indifférencié à l’organisation humaine. Le serpent est également lié à l’eau, à la terre et aux ancêtres, ce qui lui confère une dimension sacrée. La victoire du héros fonde souvent une dynastie ou une communauté. L’étude met en lumière les fonctions initiatiques et politiques de ces mythes dans les sociétés traditionnelles.
UntitledL’auteur examine trois mythes sahéliens pour montrer comment le sacré structure la vision du monde et l’organisation sociale. Les récits étudiés mettent en scène des ancêtres fondateurs, des esprits et des forces surnaturelles qui interviennent dans la création des royaumes et des lignages. Le sacré apparaît comme une médiation entre les hommes et l’invisible, garantissant la légitimité du pouvoir et la cohésion du groupe. Les rites, les interdits et les sacrifices sont interprétés comme des prolongements concrets du mythe. L’étude révèle que le mythe n’est pas un simple récit du passé, mais un système de pensée vivant qui régule le présent et l’avenir des communautés.
UntitledCe texte retrace l’histoire et les méthodes de la recherche en littérature orale menée à l’IFAN (Institut Fondamental d’Afrique Noire). Il montre comment les chercheurs ont collecté, transcrit et traduit contes, épopées, mythes et chants en langues africaines. L’auteur insiste sur les difficultés liées à la fidélité de la transcription, à la performance orale et au contexte rituel. L’importance de l’interdisciplinarité (linguistique, anthropologie, histoire) est soulignée. L’article met en valeur le rôle de l’IFAN dans la sauvegarde du patrimoine immatériel africain et dans la reconnaissance scientifique de la littérature orale comme véritable littérature.
UntitledL’auteur analyse plusieurs versions du mythe fondateur du royaume du Gabou afin d’expliquer l’origine de la succession matrilinéaire chez les Nañco. Elle compare notamment les récits mettant en scène le serpent sacré Tamba Dibi, la femme ancestrale et les dynasties Sané et Mané. Le texte montre comment ces mythes justifient, sur le plan symbolique et religieux, le pouvoir politique et la transmission du trône par la lignée maternelle. Kesteloot souligne les contradictions entre tradition islamique patrilinéaire et coutumes locales plus anciennes. Elle met en relation le mythe, les pratiques rituelles (sacrifices, cultes) et l’histoire réelle du Gabou. L’étude insiste enfin sur la fonction idéologique du mythe : légitimer l’ordre social, sacraliser la royauté et expliquer l’organisation du pouvoir.
UntitledLe texte étudie le mythe de Ndiadiane Ndiaye, considéré comme l’ancêtre fondateur des royaumes wolof du Sénégal. Le récit mêle histoire et légende pour expliquer l’origine du pouvoir royal et l’unité politique du Jolof. Ndiadiane apparaît comme un héros civilisateur, porteur d’un pouvoir sacré transmis par les ancêtres et légitimé par les génies. Le mythe justifie l’organisation sociale, la hiérarchie des castes et la fonction du roi. L’auteur montre comment cette figure sert de référence identitaire et politique, même à l’époque moderne.
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