Ce texte retrace l’histoire et les méthodes de la recherche en littérature orale menée à l’IFAN (Institut Fondamental d’Afrique Noire). Il montre comment les chercheurs ont collecté, transcrit et traduit contes, épopées, mythes et chants en langues africaines. L’auteur insiste sur les difficultés liées à la fidélité de la transcription, à la performance orale et au contexte rituel. L’importance de l’interdisciplinarité (linguistique, anthropologie, histoire) est soulignée. L’article met en valeur le rôle de l’IFAN dans la sauvegarde du patrimoine immatériel africain et dans la reconnaissance scientifique de la littérature orale comme véritable littérature.
Kesteloot, Lylianlittérature orale
3 Description archivistique résultats pour littérature orale
C'est aujourd'hui chose falte, la littérature orale a acquis le droit de cité dans le concert des études littéraires. Jusqu'à une époque récente elle n'était sollicitée que par les ethnologues, qul bien sûr ne l'envisageaient que dans la pers-pective de leur discipline. Mythes, contes, proverbes et épopées n'intéressaient que dans la mesure où ils éclairaient les traits d'une culture, appuyaient une thèse, si ce n'était pour leur saveur purement exotique.
Aujourd'hul tout un courant de critique africaniste à recours à la littérature orale pour cerner et dégager l'afri-canité de la littérature moderne qui use de langues étrangères comme moyens d'expression.
Le fonds est composé de documents imprimés portant sur les cultures africaines et sénégalaises. Il comprend des thèses, des mémoires, des articles, des chants, des chroniques, des contes, des enquêtes, des récits historiques, des légendes, des œuvres de littérature traditionnelle et de littérature orale, des mythes, des poèmes, des proverbes, des romans ainsi que des épopées.
L'ensemble documente les traditions orales et écrites, les modes de transmission des savoirs, la mémoire collective, les représentations sociales et les expressions culturelles des sociétés africaines, en particulier celles du Sénégal.